| Dossier Jeu vidéo : la loi des suites | |
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Page 1 de 3 En cette fin d’année, étrange comme la majorité des titres de softs sont suivis d’un chiffre allant de 2 à 6… Assassin's Creed 2, Uncharted 2, Forza 3, Tekken6 entre autres et cela va continuer l’an prochain avec Gran turismo 5, Mafia 3, Mass effect 2, etc. Serait-ce une épidémie de suites ? Le jeu vidéo tourne-t-il en rond pour que les éditeurs nous offrent l’opportunité de retrouver sans cesse les mêmes héros et environnements à travers des suites de softs qui nous ont marqué ? Dans certains cas on a même droit à la suite de la revanche du retour qu’on pensait fini… Les éditeurs voulant éviter la surenchère préfèrent se démarquer et ajoutent à leurs licences déjà bien rentabilisées des superlatifs tels que « Shift », « Modern warfare », « Underworld » ou encore des sigles énigmatiques comme « Odst ». Les brainstormings vont bon train pour trouver le qualificatif évitant le naufrage trop évident d’un simple 2, 3, 4 ou 7 ajouté au nom du soft d’origine. D’autres encore mixent ces deux stratagèmes : ils font le décompte chiffré et ajoutent un sous titre comme dans « Uncharted 2 : among thieves » ou « Halo 3 : ODST ». Mais pourquoi pas Halo 4 me direz-vous ? Tout simplement parce que cela devait être un add-on qui s’est judicieusement transformé en jeu complet. Bon, c’est un peu confus tout ça d’autant que parfois les éditeurs eux-mêmes ne s’y reconnaissent plus. Prenons l’exemple du hit de cette fin d’année : Modern Warfare 2 qui correspond en fait à Call of Duty 6 si je ne m’abuse. Les producteurs ont tenté de changer le nom de la licence en cours de route puis se sont ravisés, voulant bénéficier de l’aura du nom « Call of duty ». Encore plus équivoque est le cas du futur et très attendu Ghost Recon 4. Mais pourquoi 4 ? Si vous avez suivi, vous vous demandez peut être où est passé le 3 ?? En fait, la licence commence à avoir de la bouteille et 3 épisodes sont déjà sortis sur PC il y a pas mal d’années, puis 2 versions plus récentes sur consoles. Les éditeurs assurent que le soft sera plus axé sur la stratégie qui prévalait dans les versions PC, d’où le chiffre 4 et non 3 même si ce soft sortira sur consoles. Hou la, ça devient très compliqué là…
Mais pourquoi donc les éditeurs tiennent-ils à utiliser encore et encore le même titre ? Vous aurez compris qu’à l’instar du cinéma, le nom fait vendre. Les éditeurs font donc confiance aux règles du sacro-saint marketing qui prêche que le con-sommateur est tout émoustillé à l’idée de retrouver un univers et des personnages connus. Le développement du sentiment de sécurité qui en découle est favorable aux ventes. Car débourser 70€ pour un produit que l’on connaît et qui a fait ses preuves est plus aisé que de prendre le risque de tomber sur une nouvelle licence peut-être synonyme de daube. Le marketing se réfère donc au proverbe bien connu « C’est dans les vieilles gamelles que l’on fait les meilleures soupes », même si parfois ces gamelles sont usées jusqu’à la trame. Mais ce n’est pas le seul facteur pris en compte, bien que la raison en soit toujours économique. Côté investissement, la suite permet de faire des économies conséquentes grâce à la récupération d’éléments du game design aussi bien que du gameplay du titre original. Rares sont les suites à proposer un soft totalement nouveau. L’exemple le plus pertinent est sans doute les jeux de foot qui chaque année permettent aux éditeurs d’engranger des sommes rondelettes grâce à une simple mise à jour des joueurs et de leurs maillots (bon ok, j’exagère…mais juste un tout petit peu). C’est donc un vrai bon plan pour les éditeurs car la production d’une suite coûte en principe moins chère et ces jeux se vendent bien.Ce qui amène mon second questionnement. |





